Comparer en perspective positive et utile — un code fédéral d'un côté, un patchwork de l'autre
Aux États-Unis, 22 millions de personnes vivent légalement en manufactured home — caravane résidentielle permanente — sous un cadre fédéral unifié depuis 1976 (le HUD Code, 24 CFR 3280). En France, le même habitat coexiste sous quatre régimes distincts (HLL, RML, caravane R.111-47, résidence démontable R.111-51) plus le STECAL L.151-13 — et son parc n'est même pas dénombré officiellement. Cette comparaison juridique 2026 ne propose pas d'importer le modèle américain : elle identifie ce que les deux pays font différemment, et ce qu'ils partagent — notamment l'insécurité foncière et la criminalisation récente.
Cette page parcourt la comparaison en sept temps : (1) une vue d'ensemble des deux cadres juridiques ; (2) le HUD Code de 1976, pierre angulaire fédérale américaine ; (3) le parc invisible — 22 millions d'Américains.es dénombrés.es, parc HNO français non recensé ; (4) le paradoxe Sullivan (propriétaires de la maison, locataires de la terre), documenté par la sociologue Esther Sullivan (Univ. Colorado, 2018) ; (5) la criminalisation parallèle entre la décision SCOTUS Grants Pass v. Johnson (28 juin 2024) et la PPL 25-459 française anti-cabanisation (Sénat, 6 mai 2026) ; (6) la caution scientifique convergente entre Sullivan (USA), Gaspard Lion et Geneviève Pruvost (France) ; (7) ce qu'il est utile d'emprunter au modèle américain, et ce qu'il faut éviter.
22 millions d'Américains.es en manufactured housing, soit 6,7% du parc résidentiel, sous un code fédéral unique depuis 1976.
1. Vue d'ensemble — un code fédéral US, un patchwork français
Aux États-Unis, l'habitat permanent en caravane / mobile home / manufactured home relève principalement d'un seul code fédéral de construction et de sécurité : le HUD Code, formellement intitulé Manufactured Home Construction and Safety Standards, codifié à 24 CFR Part 3280, en vigueur depuis le 15 juin 1976. Il s'applique uniformément aux 50 États. Trois catégories juridiques en pratique :
- Manufactured home — caravane résidentielle construite après 1976 conforme au HUD Code : ~22 millions d'occupants.es, 6,7% du parc résidentiel.
- Mobile home — terme historique pour les caravanes résidentielles antérieures à 1976 (avant l'entrée en vigueur du HUD Code). Aujourd'hui largement absorbé par « manufactured home ».
- Recreational Vehicle (RV) — véhicule récréatif (camping-car, fifth-wheel, travel trailer) : régulé par chaque État. Plusieurs États autorisent désormais la résidence permanente en RV sous conditions (cf. Oregon SB 1013, 2024).
En France, le même habitat est juridiquement éclaté entre cinq cadres distincts du Code de l'urbanisme :
- R.111-37 — Habitations Légères de Loisirs (HLL) : usage récréatif, en parcs résidentiels de loisirs.
- R.111-41 — Résidences Mobiles de Loisirs (RML) : caravanes et mobile homes en camping ou PRL.
- R.111-47 — caravanes : stationnement limité hors campings autorisés (3 mois maximum sur même terrain).
- R.111-51 — résidences démontables constituant l'habitat permanent de leurs utilisateurs : le seul article qui reconnaît textuellement l'usage permanent.
- L.151-13 — STECAL (Secteur de Taille et de Capacité d'Accueil Limitées) : exception qui permet d'autoriser l'habitat dans une zone agricole ou naturelle.
À cela s'ajoutent la loi Besson de 2000 (terrains familiaux Gens du voyage) et la jurisprudence CEDH article 8 (arrêt Winterstein c. France, 2013) qui protège le domicile occupé même en situation administrative irrégulière.
| Critère | USA | France |
|---|---|---|
| Code unifié de construction | HUD Code (24 CFR 3280) depuis 1976 | aucun ; normes éparses NF / DTU |
| Nombre de régimes pour le même habitat | 1 principal (manufactured) + RV par État | 4 + 1 (R.111-37, 41, 47, 51 + STECAL L.151-13) |
| Reconnaissance résidence principale | oui (85% des manufactured = primary residence, US Census) | partielle (R.111-51 et STECAL uniquement) |
| Recensement statistique du parc | oui (US Census, Manufactured Housing Institute) | non |
| Sécurité foncière | faible (cf. Sullivan 2018) | faible (cf. Lion 2024) |
2. Le HUD Code 1976 — un cadre fédéral unifié de construction
Le National Manufactured Housing Construction and Safety Standards Act est adopté par le Congrès américain en 1974. Le règlement d'application — codifié à 24 CFR Part 3280 sous le titre Manufactured Home Construction and Safety Standards — entre en vigueur le 15 juin 1976. Son application et son contrôle relèvent du HUD (Department of Housing and Urban Development) et sont précisés à 24 CFR Part 3282 (Procedural and Enforcement Regulations).
Le HUD Code couvre quatre dimensions techniques :
- Conception structurelle : résistance vent (zones I, II, III), charge neige, séisme — paramétré par zone géographique.
- Sécurité incendie : matériaux, alarmes, sorties d'évacuation.
- Isolation thermique : paramétrée par les trois zones climatiques fédérales.
- Plomberie, électricité, gaz : normes industrielles vérifiées en usine par des organismes tiers agréés.
La mise à jour 2025 introduit les 4th and 5th Sets de standards. Leur entrée en vigueur, initialement prévue le 17 mars 2025, a été reportée au 15 septembre 2025 (Federal Register, février 2025).
Effet structurel du HUD Code : chaque manufactured home produit aux USA est conforme à un standard fédéral unique. C'est ce qui permet l'industrialisation (production en usine), le transport sur remorque, l'accès au crédit hypothécaire, et la reconnaissance comme résidence principale (primary residence).
Limite essentielle du HUD Code
Côté production, la conjoncture américaine est défavorable en 2025 : l'association MHARR (Manufactured Housing Association for Regulatory Reform) rapporte un déclin de production tout au long de l'année (bottlenecks post-production, contraintes d'installation, accès au foncier de plus en plus restreint dans plusieurs États).
3. Le parc invisible — 22 millions de personnes aux USA, parc français non recensé
Aux États-Unis, les chiffres du parc manufactured housing sont publics, mis à jour, et largement diffusés :
- 22 millions de personnes vivent en manufactured home (Manufactured Housing Institute, décembre 2025 ; Urban Institute).
- 6,7% du parc résidentiel américain total.
- 85% des manufactured homes servent de primary residence — résidence principale (US Census Bureau).
- Durée d'occupation moyenne : 12-15 ans.
- Prix médian d'un manufactured home neuf : 120 000 $, contre 410 200 $ pour une maison conventionnelle (NAR, novembre 2025) — soit un facteur ~3,4.
- En zone rurale, la part de manufactured housing monte à 10-14% du logement.
Sources disponibles publiquement et gratuitement : US Census Bureau (New Residential Construction), Federal Reserve Economic Data (FRED, série SHTSAUS), rapports HUD annuels, Urban Institute, Manufactured Housing Institute.
En France, la situation est différente : les habitants.es HNO sont en grande partie recensés.es individuellement (gestionnaires de campings résidentiels, services administratifs communaux, déclarations fiscales, abonnements EDF, adresses postales), mais ces données ne sont pas publiées sous une forme typologique qui rendrait le parc HNO permanent visible et chiffrable au niveau national.
- Le recensement INSEE traite les habitants.es de « résidences mobiles » comme vivant « hors ménage » — au même titre que les mariniers, les sans-abri et les personnes vivant en communauté — et ne les compte pas comme logements dans la statistique du parc résidentiel. La catégorie spécifique des « habitations de fortune » (cabanons, algécos, constructions précaires en bois et tôle, variable INSEE
P21_RP_HABFOR) couvre une autre part du HNO précaire, mais sans typologie détaillée. Les habitants.es HNO dont l'adressage est instable sont par ailleurs susceptibles d'entrer dans le périmètre statistique des « sans-domicile » (terme INSEE officiel pour ce que le débat public nomme « SDF ») — alors que pour beaucoup d'entre eux.elles un habitat permanent existe bel et bien, sous une forme non reconnue par le référentiel statistique. - Les résident.es de campings à l'année sont recensé.es par les campings eux-mêmes (taxe de séjour, paiement des emplacements, abonnements) — mais ces données sont masquées dans les statistiques nationales du logement, jamais agrégées comme parc résidentiel à part entière.
- Les sources empiriques publiées sont fragmentées et qualitatives : Vivre au camping de Gaspard Lion (Seuil 2024) pour les campings résidentiels ; La Subsistance au quotidien de Geneviève Pruvost (CNRS/Seuil 2024) pour les yourtes et habitats ruraux ; rapports HCDL (Haut Comité pour le Droit au Logement) sur le DALO.
Conséquence politique majeure : en l'absence des résultats de recensement HNO, le débat public français sur l'habitat léger permanent est privé de base démographique publique. Toute discussion s'engage donc sur des bases idéologiques (« cabanisation à combattre » vs « habitat alternatif responsable à reconnaître ») sans qu'aucun camp puisse mobiliser des chiffres officiels. C'est l'inverse de la situation américaine, où la photographie statistique fonde l'existence reconnue du phénomène — même quand la politique publique d'accompagnement reste suspicieuse.
4. Le paradoxe Sullivan — propriétaires de la maison, locataires de la terre
La sociologue américaine Esther Sullivan (Associate Professor à l'Université du Colorado-Denver) a publié en 2018 Manufactured Insecurity: Mobile Home Parks and Americans' Tenuous Right to Place aux University of California Press. L'ouvrage a obtenu le Robert Park Award 2019 de l'American Sociological Association.
Méthodologie : Sullivan a vécu deux ans dans deux mobile home parks (Floride et Texas), avant, pendant et après leur fermeture, étudiant in situ les évictions communautaires liées à la revente des terrains.
Thèse centrale de Sullivan
Bilan structurel américain : la sécurité matérielle (construction conforme au HUD Code) ne se traduit pas en sécurité foncière. Le HUD Code régit la production, pas la stabilité d'occupation.
Pont avec la France. Le même découplage maison/terrain existe — résidence démontable sur terrain agricole loué, yourte sur parcelle non-constructible, caravane sur terrain privé non-classé. L'arrêt CEDH Winterstein c. France (n° 27013/07, 17 octobre 2013) a précisément traité ce sujet en condamnant la France pour l'expulsion d'une communauté installée sur un terrain leur appartenant : l'occupation longue était à elle seule créatrice de domicile au sens de l'article 8 CEDH.
Côté français, Gaspard Lion documente la même précarité dans son enquête Vivre au camping : statut juridique flou des résident.es de campings résidentiels, dépendance vis-à-vis du gestionnaire, expulsions à la fermeture du camping ou à son changement d'affectation.
Conclusion convergente, à retenir : aucun cadre juridique portant uniquement sur la construction ne suffit. La sécurité foncière est l'enjeu central, et elle est défaillante dans les deux pays. Sur ce point, le modèle américain n'est pas un modèle à suivre.
5. Criminalisation parallèle — Grants Pass v. Johnson (2024) et PPL 25-459 (2026)
Le 28 juin 2024, la Cour suprême des États-Unis a rendu sa décision dans City of Grants Pass v. Johnson, 603 U.S. ___ (2024), par 6 voix contre 3. L'enjeu : trois ordonnances municipales de la ville de Grants Pass (Oregon) interdisant et pénalisant le sommeil sur l'espace public, le campement, et le stationnement nocturne dans les parcs.
Avant cette décision, le 9th Circuit avait jugé dans Martin v. Boise (2019) que la pénalisation du sommeil public est inconstitutionnelle (8ème amendement, « cruel and unusual punishment ») quand aucun hébergement alternatif n'est disponible. Grants Pass renverse cette jurisprudence : la pénalisation est constitutionnelle même sans alternative.
Conséquence pratique : extension du pouvoir municipal de pénaliser le vehicle dwelling — vie quotidienne en RV/caravane sur l'espace public urbain — par les ordonnances de stationnement nocturne et d'interdiction de camping.
Pont France — la PPL 25-459 anti-cabanisation
Différences techniques entre les deux dispositifs :
| Critère | USA — Grants Pass v. Johnson | France — PPL 25-459 |
|---|---|---|
| Date | 28 juin 2024 (SCOTUS 6-3) | 6 mai 2026 (Sénat) |
| Forme juridique | Décision constitutionnelle | Proposition de loi |
| Fondement contesté | 8ème amendement (cruel and unusual punishment) | Article 8 CEDH (vie privée et familiale, domicile) |
| Cible immédiate | Sommeil et campement sur espace public | Installation HNO durable, occupation de terrain |
| Effet pratique | Validation des ordonnances anti-camping | Renforcement des sanctions et délais d'expulsion |
La convergence chronologique 2024-2026 est notable : dans deux démocraties libérales aux traditions juridiques différentes, ces deux années marquent un durcissement institutionnel synchronisé contre l'habitat précaire — choisi comme subi.
6. Caution scientifique convergente — Sullivan, Lion, Pruvost
La question de l'habitat permanent en caravane / manufactured home n'est pas un débat d'opinion. Trois sociologues universitaires, dans deux pays, documentent indépendamment depuis plusieurs années le même phénomène structurel.
- USA — Esther Sullivan (University of Colorado Denver) — Manufactured Insecurity: Mobile Home Parks and Americans' Tenuous Right to Place, Univ. of California Press, 2018. Robert Park Award 2019. Thèse : la promesse d'accession à la propriété est rendue creuse par l'insécurité foncière structurelle.
- France — Gaspard Lion — Vivre au camping — Sociologie d'un habitat populaire, Seuil 2024. Démontre que les campings résidentiels accueillent durablement des populations qui n'apparaissent dans aucune statistique du logement.
- France — Geneviève Pruvost (CNRS, CESSP) — La Subsistance au quotidien, Seuil 2024. Documente l'autonomie matérielle, l'écologie pratique et la résilience sociale des habitats légers ruraux (yourtes notamment).
Convergence des trois auteurs : ces habitats existent durablement, accueillent leurs habitants.es en résidence principale, sont invisibles statistiquement (sauf aux USA pour les manufactured homes), et leur statut juridique est défaillant en matière foncière dans les deux pays.
Cette convergence académique transatlantique invite à dépasser l'opposition simpliste « habitat légitime ↔ cabanisation à combattre » — opposition que la PPL 25-459 française et la décision Grants Pass américaine refusent pourtant toutes deux de dépasser. La science sociale documente, le législateur ignore.
La conséquence pour le débat français en 2026 : la caution scientifique pour la reconnaissance du HNO permanent n'est pas un argument militant isolé. Elle existe, elle est documentée, elle est transatlantique. Elle peut être mobilisée méthodiquement (dossiers d'enquête publique, contributions aux PLU, plaidoyers parlementaires) face aux discours qui présentent encore l'habitat permanent en caravane comme une déviation à corriger, sans pour autant proposer de solutions à la grave crise du logement.
7. Ce qu'on peut emprunter aux USA, ce qu'on ne doit pas — pour un cadre français renouvelé
La comparaison transatlantique ne se traduit pas en recommandation simple. Le modèle américain comporte des éléments utilement transposables, et d'autres qui constituent au contraire des écueils dont la France doit se garder.
Trois éléments utilement transposables (pour la France)
- Un code unifié de construction pour l'habitat léger permanent — équivalent du HUD Code. Un seul standard national qui définirait les normes de construction, de sécurité, d'isolation pour yourtes, tiny houses, caravanes résidentielles et résidences démontables. Aujourd'hui le cadre français est fragmenté entre quatre articles du Code de l'urbanisme + des normes techniques (NF, DTU) éparses.
- Un recensement statistique dédié au parc d'habitat permanent démontable, sur le modèle US Census Bureau / Manufactured Housing Institute. Sans chiffres officiels, pas de débat public de qualité possible — la France pâtit aujourd'hui de cette absence de photographie, alors que les habitants.es HNO sont recensés.
- La reconnaissance institutionnelle de la résidence principale : aux USA, 85% des manufactured homes sont primary residence. Cette reconnaissance ouvre l'accès au crédit, à l'adressage postal stable, aux droits civiques. En France, la reconnaissance est juridiquement floue et opérationnellement souvent refusée.
Trois écueils à éviter (pour la France)
- Le modèle « propriétaire de la maison, locataire de la terre » documenté par Sullivan. C'est précisément la faille structurelle américaine. La France doit éviter de reproduire cette asymétrie maison/terrain qui rend l'accession à la propriété illusoire dès que le bailleur du foncier change d'intention.
- Le modèle Grants Pass (criminalisation du sommeil et du campement public). La décision SCOTUS du 28 juin 2024 a fait reculer les droits fondamentaux des personnes sans logement. La PPL 25-459 française suit déjà cette pente — l'argument comparatif américain devrait inviter à l'inverse à un sursaut européen, appuyé sur l'article 8 CEDH (Winterstein 2013).
- La délégation au local sans garde-fou national : aux USA, la cohabitation HUD Code (fédéral construction) + zoning local (foncier) génère des inégalités majeures entre États (Oregon SB 1013 ouvert, California restrictif). En France, le système actuel reproduit déjà cette inégalité via la variabilité des STECAL entre PLU. Un cadre national de garantie minimale est nécessaire.
Synthèse pour un cadre français renouvelé
Un cadre français renouvelé de l'habitat permanent en caravane / résidence démontable combinerait quatre piliers :
- Un standard national de construction pour habitat permanent démontable, sur le modèle HUD Code, mais sans le décrochage foncier qui caractérise le modèle américain.
- Un statut juridique unifié reconnaissant la résidence principale en habitat démontable, au-delà du STECAL exception, dans le droit commun du Code de l'urbanisme.
- Un recensement INSEE dédié au parc HNO permanent, recensé mais non publié, pourtant indispensable pour fonder un débat public chiffré.
- Une protection foncière explicitement adossée à la durée d'occupation et à l'article 8 CEDH (jurisprudence Winterstein), pour éviter l'asymétrie maison/terrain documentée par Sullivan.
Cette comparaison transatlantique ne livre pas un programme prêt à appliquer. Elle pose les termes d'un débat juridique français qui reste à conduire — débat dans lequel le HNO permanent doit enfin entrer comme objet de politique publique, et non plus comme déviation à pénaliser.
Vous vivez en caravane résidentielle, yourte, tiny house ou résidence démontable en France et votre habitat n'est pas reconnu par l'administration locale ?
Signaler votre Point Chaud HNO — 2 minutes, anonyme, gratuit— HUD Code (USA) — Manufactured Home Construction and Safety Standards, 24 CFR Part 3280, en vigueur depuis le 15 juin 1976, mise à jour 2025 (4th and 5th Sets) — eCFR officiel
— 24 CFR Part 3282 — Manufactured Home Procedural and Enforcement Regulations — eCFR officiel
— HUD Manufactured Housing & Standards Construction and Safety Program — page officielle du programme — hud.gov
— Federal Register, « Manufactured Home Construction and Safety Standards; Postponing Effective Date », février 2025 — entrée en vigueur 4th and 5th Sets reportée au 15 septembre 2025 — federalregister.gov
— Esther Sullivan, Manufactured Insecurity: Mobile Home Parks and Americans' Tenuous Right to Place, University of California Press, 2018 (Robert Park Award 2019, American Sociological Association) — UC Press — site personnel : esthersullivan.net
— Urban Institute, « 22 Million Renters and Owners of Manufactured Homes Are Mostly Left Out of Pandemic Assistance », août 2020 (chiffre 22 M référencé) — urban.org
— Manufactured Housing Institute, rapport industriel décembre 2025 (parc 22 M, 6,7% du logement résidentiel, 85% en résidence principale).
— US Census Bureau, New Residential Construction Press Release — census.gov
— City of Grants Pass v. Johnson, 603 U.S. ___ (2024), Supreme Court of the United States, décision du 28 juin 2024, 6-3 — opinion PDF SCOTUS — Wikipedia
— Oregon SB 1013 (signée 23 juillet 2023, effective 1er janvier 2024), Placement and occupancy of recreational vehicle ORS 197.493 — autorise certains comtés à permettre un RV en résidence sur terrain rural — oregon.public.law
— California Recreational Vehicle Park Occupancy Law (RVPOL) — cadre californien des RV parks — mhphoa.com
— Code de l'urbanisme français : R.111-37 et suivants (HLL), R.111-41 (RML), R.111-47 (caravanes), R.111-51 (résidences démontables), L.151-13 (STECAL).
— PPL 25-459 « Lutte contre la cabanisation », adoptée par le Sénat le 6 mai 2026 (cf. notre décryptage).
— Cour européenne des droits de l'homme, Winterstein c. France, n° 27013/07, 17 octobre 2013 (article 8 CEDH, protection du domicile en habitat léger).
— Caution scientifique française mobilisée : Gaspard Lion (Vivre au camping, Seuil 2024), Julien Damon (Sciences Po), Geneviève Pruvost (La Subsistance au quotidien, CNRS/Seuil 2024).