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Décryptage politique

« Les possédants sont possédés par ce qu'ils possèdent »
Charles de Gaulle 1966
Le plan anti-cabanisation 2026 de l'État oublie Charles de Gaulle

Le 6 mai 2026, le sénateur Verzelen reconnaît la crise du logement comme cause de la cabanisation, puis propose la démolition d'office. Trois citations gaulliennes fustigent le propriétarisme que la Droite et le Centre poussent à l'excès dans le vote des lois.

Article 70 9 mai 2026 10 min de lecture

La PPL 25-459 dite « Lutte contre la cabanisation » a été adoptée au Sénat le 6 mai 2026 par 242 voix pour, 34 contre et 66 abstentions. Le sénateur Pierre-Jean Verzelen (groupe Les Indépendants - République et Territoires) a ouvert son intervention par une concession fugace : la « crise du logement » et le « sans-abrisme » comme causes de la cabanisation, mises sur le même plan que la « volonté de passer outre ». Aucune hiérarchie entre une famille à la rue et un fraudeur volontaire. Tous au même paquet répressif : démolition d'office, coupure des réseaux, prescription doublée (6 → 10 ans, jusqu'à 20 ans pour infraction occulte).

Les pièges de l'imperception des réalités et subtilités humaines, Charles de Gaulle les avait identifiées et exprimées — trois fois. En 1966, dans ses confidences à Alain Peyrefitte. Dans ses Mémoires, à propos du discours du 25 avril 1969. Et dans son discours du 11 mars 1969, archivé par l'INA. Trois citations gaulliennes qui fustigent exactement le propriétarisme outrancier que Droite et Centre déploient sans discernement et sans honte. Leur plan anti-cabanisation HNO maltraite de plus en plus les pauvres …
... REMÉMORER DE GAULLE … son expérience, ses paroles ultimes ... sa lucidité, son leg humaniste.

📺 Pièce à conviction — Pierre-Jean Verzelen, séance du Sénat 6 mai 2026 (vidéo officielle du groupe Les Indépendants - République et Territoires) :

Aperçu vidéo : Pierre-Jean Verzelen au Sénat
Pierre-Jean Verzelen — Moyens de lutte contre la cabanisation

Vidéo publiée par le compte officiel du groupe sénatorial Les Indépendants - République et Territoires sur YouTube. Lien direct : youtube.com/watch?v=ytYI8WPo7UY — durée 4 min. Le lecteur n'est chargé qu'au clic (mode youtube-nocookie).

Trois piliers gaulliens contre la guerre aux pauvres

1966 — « Les possédants sont possédés par ce qu'ils possèdent. » 1969 (Mémoires) — « Il faut prendre appui sur le peuple plutôt que dans les élites. » 1969 (INA) — « Ce qui est en cause, c'est la condition de l'homme. »
Trois principes que la Droite et le Centre du Sénat (Républicains, Indépendants - République et Territoires, Union Centriste) piétinent en votant la démolition d'office contre des familles précaires sans alternative de relogement.

1. Contraste honteux — Sénateur Verzelen, 6 mai 2026

Sur le compte officiel de son groupe sénatorial (independants-senat.fr), Pierre-Jean Verzelen ouvre son intervention par cette énumération :

« Crise du logement, sans-abrisme, complexités administratives, manque de vigilance ou de compréhension, ou tout simplement volonté de passer outre, les situations de cabanisation sont nombreuses sur nos territoires et nos élus peinent à trouver les moyens d'y répondre. » — Pierre-Jean Verzelen, Sénat, 6 mai 2026 (publié sur independants-senat.fr)

Lisez attentivement. La « crise du logement » et le « sans-abrisme » — réalités sociales subies — sont placés sur le même plan que « complexités administratives, manque de vigilance, ou tout simplement volonté de passer outre ».

Le sénateur n'établit aucune hiérarchie morale entre une famille à la rue qui dort dans une caravane par nécessité et un fraudeur qui bâtit pour spéculer. Tous mis dans le même sac : la répression.

Cette indistinction n'est pas un dérapage rhétorique. Elle est politiquement structurante. Elle signifie que pour le sénateur Verzelen et la majorité Droite-Centre qui le suit, la précarité sociale et la fraude volontaire relèvent d'un seul et même problème — un problème de désordre à corriger par la force, non de détresse à accompagner par la solidarité.

🔑 Le mot caché

M. Verzelen reconnaît implicitement que la cabanisation est en partie causée par la crise du logement. C'est l'aveu central. Mais cet aveu reste sans conséquence : aucune mesure d'accompagnement, aucun relogement préventif, aucune régularisation. Seulement la démolition d'office.

2. Que dit la PPL 25-459 — quatre articles répressifs

Adoptée au Sénat le 6 mai 2026, la PPL 25-459 muscle exclusivement l'arsenal répressif des élus locaux et préfectoraux contre les habitants en HNO non régularisés :

  • Article 1er. Démolition d'office par le préfet, sans autorisation préalable du juge judiciaire, en zones non urbanisées présentant un risque ou une atteinte aux espaces naturels.
  • Article 1er bis. Procédure « super-accélérée » : ordre de démolition sous 7 jours, exécution d'office, lorsque les travaux sont en cours ou achevés depuis moins de 72 heures.
  • Article 3. Coupure des raccordements aux réseaux (eau, électricité) — y compris pour des installations existantes, sur injonction du juge judiciaire à la demande du maire.
  • Article 4. Doublement de la prescription des infractions d'urbanisme — passage de 6 à 10 ans (L. 461-1), avec un délai pénal pouvant atteindre 20 ans pour infraction « occulte ou dissimulée » (L. 480-4). Nouveau motif de refus de permis pour caravane installée plus de 3 mois par an en zone non urbanisée (L. 421-9, 5° bis).

Le tout, sans aucune mesure d'accompagnement : pas de relogement préventif, pas de régularisation, pas de fonds de solidarité. La rapporteure Pauline Martin (LR) reconnaît pourtant elle-même que les habitants concernés peuvent être en « situations de précarité ». La commission a expressément clarifié que « les auteurs des infractions ne sauraient bénéficier du régime de protection des occupants » — c'est-à-dire qu'ils sont exclus du droit commun de la protection logement.

Dans le contexte : 118 549 ménages reconnus DALO non-relogés au 1er janvier 2026 (rapport HCLPD). L'État reconnaît son incapacité à reloger — et accélère les expulsions.

→ Décryptage juridique complet des 4 articles dans notre article-référence sur la PPL 25-459. Texte officiel adopté : TAS 25-102 sur sénat.fr.

3. Premier leg gaullien (1966) : « Les possédants sont possédés »

Dans son ouvrage C'était de Gaulle (Tome 2, p. 148), Alain Peyrefitte rapporte un échange édifiant avec le Général en 1966. De Gaulle explique pourquoi tant de Français propriétaires en 1940 avaient préféré leur petite maison à la France Libre :

« Ce qui a rendu si rares les Français libres, c'est le fait que tant de Français soient propriétaires. Ils avaient à choisir entre leur propriété — leur petite maison, leur petit jardin, leur petite boutique, leur petit atelier, leur petite ferme, leur petit tas de bouquins ou de bons du Trésor — et la France. Ils ont préféré leur propriété. […] Ceux qui avaient à choisir entre les biens matériels et l'âme de la France, les biens matériels ont choisi à leur place. Les possédants sont possédés par ce qu'ils possèdent. » — Charles de Gaulle, rapporté par Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle (Tome 2, p. 148)

Le Général identifie ici un mécanisme d'aliénation collective : la possession matérielle, en se cristallisant en dogme social, dépossède celui qui possède de sa propre liberté de jugement. Les biens choisissent à sa place. Le « petit propriétaire » selon de Gaulle préfère sa petite maison à la France Libre — pas parce qu'il est mauvais, mais parce que sa possession le possède.

Soixante ans plus tard, le mécanisme est intact chez les législateurs qui votent la PPL 25-459. Ils défendent une norme propriétariste — celle de la « propriété bâtie traditionnelle » — contre des concitoyens qui ont fait, eux, le choix d'une légèreté matérielle : yourte, tiny house, caravane, cabane.

→ Analyse approfondie dans notre article dédié : Charles de Gaulle, guide pour le pro HNO léger.

4. Deuxième leg gaullien (1969) : « Prendre appui sur le peuple, pas dans les élites »

Le 25 avril 1969, à l'avant-veille du référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat, de Gaulle prononce son dernier grand discours public. Il y défend une conception du pouvoir fondée sur « un lien direct entre le peuple et un homme », contre les corps intermédiaires figés et les élites possédantes. Trois jours plus tard, après la défaite référendaire, il quitte le pouvoir. Dans ses Mémoires, il consigne cette ligne de conduite :

« Il faut donc prendre appui sur le peuple plutôt que dans les élites. » — Charles de Gaulle, Mémoires

La formule est nette. Pour de Gaulle, gouverner c'est se ranger du côté du peuple, contre les corps possédants qui figent l'ordre social. La France gaullienne est celle qui consulte par référendum, qui décentralise, qui fait participer — pas celle qui réprime au profit des intérêts établis.

Aujourd'hui, en 2026, où sont les sénateurs de la Droite et du Centre ? Ils ne prennent pas appui sur le peuple — ils prennent appui sur les élus locaux propriétaires, sur les maires en colère contre les caravanes au bord de leurs villages, sur les chartes départementales anti-cabanisation pilotées par les conseils généraux. Quarante-deux chartes départementales depuis 2024-2026 — toutes signées par des élites locales possédantes, contre des concitoyens précaires.

C'est l'inverse exact de la ligne gaullienne.

5. Troisième leg gaullien (11 mars 1969 INA) : « La condition de l'homme »

Le 11 mars 1969, le Général de Gaulle prononce un discours d'une modernité absolue à la radio-télévision française : relancer la légitimité du pouvoir à travers la notion de participation. Conservé par l'INA, ce discours cible le « malaise des âmes » face à une société qui déshumanise :

🎧 Écoutez l'extrait du discours du 11 mars 1969 (1 min 30) :

« Comment ne pas discerner le malaise des âmes, qui, dans la société mécanique moderne, sert de ferment trop commode à ces troubles et de tremplin trop facile à ses agitateurs ? Comment ne pas reconnaître que l'impulsion de notre époque qui transforme matériellement notre pays jusqu'en ses profondeurs, exige, en même temps, qu'il change les conditions morales et sociales de son existence ? Bref, ce qui est en cause, c'est la condition de l'homme. Il s'agit, partout où des hommes qui sont ensemble pour vivre ou pour travailler, de rendre leurs rapports plus humains, plus dignes, par-là plus efficaces. » — Charles de Gaulle, discours radio-télévisé du 11 mars 1969 (archive INA)

De Gaulle parle ici d'une exigence morale : la transformation matérielle d'une société (croissance, modernisation, urbanisation) doit s'accompagner d'une transformation des conditions morales et sociales de l'existence. Sinon, le « malaise des âmes » s'installe — terreau des « troubles » et des « agitateurs ».

Soixante ans plus tard, la cabanisation est précisément le symptôme du malaise des âmes. Des familles ne trouvent plus à se loger dans la crise immobilière interminable — alors elles construisent ailleurs, autrement, plus légèrement. Elles disent par leurs actes que la « condition de l'homme » exige autre chose que la pavillon-RT2012 hors de prix ou le HLM saturé. Et la PPL 25-459 répond à ce malaise par la démolition.

Expulser une famille vivant en yourte ou en tiny house sans proposer de solution alternative n'est ni humain, ni digne. C'est l'exact opposé de la réforme sociale voulue par de Gaulle.

6. La Droite et le Centre piétinent leur propre héritage gaullien

Mettons les trois piliers gaulliens en regard de ce que la PPL 25-459 vote. Le contraste est implacable.

Trois principes gaulliens Ce que la Droite et le Centre votent en 2026
« Les possédants sont possédés par ce qu'ils possèdent » (1966) Démolition d'office au profit du dogme propriétariste — défense d'une norme bâtie traditionnelle contre la légèreté matérielle choisie
« Prendre appui sur le peuple plutôt que dans les élites » (1969 Mémoires) Appui sur les élites locales possédantes — 42 chartes départementales pilotées par les conseils généraux contre les habitants précaires
« Ce qui est en cause, c'est la condition de l'homme » (11 mars 1969) Indistinction entre crise du logement et fraude — répression universelle, aucune mesure humaine d'accompagnement ou de relogement

Les sénateurs Républicains, du groupe Les Indépendants - République et Territoires et de l'Union Centriste — qui tous, à des degrés divers, se réclament d'une filiation gaullienne ou modérée historiquement nourrie de la même tradition — votent l'inverse exact des trois principes gaulliens fondateurs. Ils piétinent leur propre héritage au profit d'un réflexe propriétariste que de Gaulle avait nommé comme une aliénation collective.

Ce n'est pas une lecture de gauche. C'est l'arithmétique des citations. De Gaulle n'a jamais été l'homme de la répression de la précarité. La Droite et le Centre actuels ne sont plus les héritiers du gaullisme — ils sont devenus le bloc des élus locaux propriétaires en colère.

7. Sénateurs Jadot et Stanzione : contre la « Chasse aux pauvres »

En séance du 6 mai 2026, le sénateur écologiste Yannick Jadot a posé le diagnostic en une formule :

« C'est un texte qui s'inscrit dans la même logique, une chasse aux pauvres. » — Yannick Jadot, séance Sénat 6 mai 2026 (source PublicSenat)

Le sénateur socialiste Lucien Stanzione avait complété en commission le 15 avril :

« Il n'est pas acceptable que des familles puissent être expulsées sans solution de relogement. » — Lucien Stanzione, commission Sénat 15 avril 2026 (source Maire-info / AMF)

Les groupes socialistes et écologistes se sont abstenus en commission. La PPL avance avec le vote favorable des Républicains, du groupe Les Indépendants - République et Territoires et de l'Union Centriste — la majorité Droite-Centre du Sénat (242 voix pour). La dimension humanitaire reste portée par les groupes de gauche, sans pouvoir infléchir le texte.

Mais ces voix de gauche ne sont pas isolées dans leur diagnostic. De Gaulle, dans le contexte d'alors, dit la même chose — soixante ans plus tôt, en termes plus généraux et plus républicains. Et c'est ce qui rend le contraste insupportable :

la Droite et le Centre ne peuvent pas, cette fois encore, balayer la critique en disant « les pauvres ont tort d'être pauvres ». La critique vient de leur propre référence ultime.

8. La reconnaissance académique : les HNO sont une innovation sociale, pas une dérive

L'autre grand absent du débat sénatorial du 6 mai : la caution scientifique des habitats non-ordinaires.

Julien Damon, professeur à Sciences Po, a déclaré publiquement sur BFM Business en septembre 2024 :

« L'habitat-camping que Gaspard Lion définit utile et novateur durable mérite d'être classé par l'INSEE dans sa catégorie habitat non-ordinaire. » — Julien Damon, BFM Business (septembre 2024)

Gaspard Lion, sociologue, est l'auteur de Vivre au camping (Seuil, 2024) — la référence académique sur le sujet. Lion et Damon estiment qu'1/3 des habitats-camping n'est pas « précaire » mais relève d'une innovation sociale (face à la crise du logement reconnue par Verzelen lui-même) et écologique (habitat durable à faible empreinte).

À leurs côtés : Béatrice Mésini, sociologue, qui porte le terme officiel « habitats non ordinaires » comme catégorie sociologique stable depuis son étude TERRA / Avril « Habitats éphémères et réversibles — Transit et transition en Ardèche méridionale » (2011). Ses recherches couvrent exactement le périmètre PC•HNO : yourtes, tipis, marabouts, roulottes, camions, caravanes, autoconstruction, serres.

Et Geneviève Pruvost, directrice de recherche au CNRS, autrice de La Subsistance au quotidien (Seuil, 2024), dont l'enquête sur les habitants de yourte désigne précisément le verrou que la PPL 25-459 incarne sans le nommer : « L'administration est peuplée de gens de la génération des Trente Glorieuses qui ont grandi avec l'idée que le désirable, c'est le pavillon en parpaing. Ils ont une conception complètement misérabiliste de ces habitats. » Un imaginaire administratif fossilisé qui voit dans la yourte non pas un choix de vie cohérent, mais le symptôme d'un échec social — donc une situation à corriger, pas à reconnaître.

Quatre piliers académiques — Lion, Damon, Mésini, Pruvost — donnent une légitimité scientifique complète à la reconnaissance des HNO comme catégorie habitat de plein droit. C'est ce que la PPL 25-459 ignore superbement, en traitant tous les habitants HNO non régularisés comme des fraudeurs à démolir.

9. Manifestation par effet de MASSE — la riposte non-violente

PC•HNO est un outil d'INFOS et d'AIDE, PAS de COMBAT. Cet outil existe pour accompagner dans les souffrances produites par le plan anti-cabanisation. Coordination optionnelle. Préférence à la détermination intérieure : égo, hiérarchie, discrimination… non… merci !

Pour la reconnaissance de nos HNO par l'INSEE,
la motivation la plus intelligente et la plus respectable est :
MANIFESTATION NON-VIOLENTE par effet de MASSE sur la carte France•HNO.

Les opinions, émotions, arguments individuels
ne contrarient pas les plans anti-cabanisation.

Chaque Point Chaud signalé sur la carte France•HNO est un grain dans la balance démographique. Plus la carte se remplit, plus elle devient un argument chiffré pour la reconnaissance INSEE catégorie habitat non-ordinaire — exactement ce que Lion et Damon plaident publiquement depuis 2024.

Le signalement est anonyme, gratuit, instantané. Il déclenche une analyse juridique sous 48 h et un accompagnement personnalisé. Mais surtout : il compte. Il manifeste, par sa présence sur la carte publique, l'existence d'un Point Chaud que les chartes anti-cabanisation s'efforcent de rendre invisible.

Vous êtes en yourte, tiny house, caravane, mobil-home, cabane sous arrêté municipal ou préfectoral ?

→ Placez votre Point Chaud sur la carte — anonyme, gratuit, 2 min

FAQ — La honte qui change de camp

Pourquoi dire que la honte doit changer de camp dans le débat anti-cabanisation ?

Parce que les sénateurs qui votent la PPL 25-459 reconnaissent eux-mêmes la crise du logement comme cause de la cabanisation, puis proposent la démolition d'office sans juge contre des familles précaires sans solution de relogement. La honte n'est pas dans la cabane d'une famille à la rue : elle est dans la loi qui criminalise cette précarité au lieu d'y répondre.

Que dit exactement le sénateur Verzelen le 6 mai 2026 ?

Pierre-Jean Verzelen (groupe Les Indépendants - République et Territoires) ouvre son intervention en énumérant les causes de la cabanisation : « Crise du logement, sans-abrisme, complexités administratives, manque de vigilance ou de compréhension, ou tout simplement volonté de passer outre ». Il met sur le même plan la précarité subie et la fraude volontaire, sans hiérarchie morale. Source : compte officiel du groupe Les Indépendants sur independants-senat.fr.

Charles de Gaulle a-t-il vraiment dit « Les possédants sont possédés par ce qu'ils possèdent » ?

Oui. Citation rapportée par Alain Peyrefitte dans C'était de Gaulle (Tome 2, page 148). Le Général expliquait pourquoi tant de Français propriétaires en 1940 avaient préféré leur petite maison à la France Libre : « Les biens matériels ont choisi à leur place. Les possédants sont possédés par ce qu'ils possèdent. »

Que veut dire « prendre appui sur le peuple plutôt que dans les élites » ?

C'est une formule de Charles de Gaulle, rapportée dans ses Mémoires et reprise dans le contexte de son discours du 25 avril 1969 (avant-veille du référendum sur la régionalisation). Le Général y revendique un lien direct entre le pouvoir et le peuple, contre les corps intermédiaires et les élites possédantes. C'est exactement ce que la Droite législatrice actuelle ne fait pas en votant des lois répressives au profit des élus locaux propriétaires contre des concitoyens précaires.

Yannick Jadot a-t-il vraiment qualifié la PPL 25-459 de « chasse aux pauvres » ?

Oui. Le sénateur écologiste a déclaré en séance le 6 mai 2026 : « C'est un texte qui s'inscrit dans la même logique, une chasse aux pauvres. » Source : article PublicSenat. Le sénateur socialiste Lucien Stanzione avait complété en commission : « Il n'est pas acceptable que des familles puissent être expulsées sans solution de relogement. »

Qu'est-ce que la reconnaissance INSEE des habitats non-ordinaires ?

Julien Damon (professeur Sciences Po) et Gaspard Lion (sociologue, auteur de Vivre au camping, Seuil 2024) plaident publiquement pour que l'INSEE reconnaisse les habitats-camping comme catégorie statistique à part entière. Selon Damon : 1/3 des habitats-camping ne sont pas précaires mais relèvent d'une innovation sociale (face à la crise du logement) et écologique (habitat durable). La reconnaissance INSEE est le cap stratégique de PC•HNO.

Comment manifester par effet de MASSE sur la carte France•HNO ?

En signalant son Point Chaud HNO sur la Carte•France des Points-Chauds via le formulaire SIGNAL•PC. Chaque signalement est anonyme, gratuit, instantané. Plus la carte se remplit, plus elle devient un argument démographique chiffré pour la reconnaissance INSEE — c'est ce que PC•HNO appelle la manifestation par effet de masse, alternative non-violente à l'invisibilité actuelle.

Sources

Sources officielles et primaires Citations gaulliennes Caution académique HNO
  • Gaspard Lion, Vivre au camping, Éditions du Seuil, 2024
  • Julien Damon, intervention BFM Business / La Librairie de l'Éco (septembre 2024)
  • Béatrice Mésini, Floriane Bonnafoux, Habitats éphémères et réversibles — Transit et transition en Ardèche méridionale, Étude TERRA / Association Avril, 2011
  • Rapport HCLPD — Haut Comité pour le Logement des Personnes Défavorisées (118 549 ménages DALO non-relogés, 1er janvier 2026)